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Quoi de neuf en 2019 ?

Il y a quelques jours à peine, on avait hâte que ça se termine…et oui, un grand besoin de vacances se faisait sentir !

Maintenant que nous y sommes, bien sûr qu’il faut les savourer, en profiter, se ressourcer, etc…mais comme toujours, il y a aussi la perspective de la rentrée, aussi lointaine soit-elle.

J’ai essayé plusieurs « méthodes » au fil des années :

  • ne RIEN faire du tout et profiter à fond…sauf que ça ne marchait pas pour moi ! Impossible de ne pas penser à la rentrée, et comme je savais que je n’avais rien préparé, j’angoissais à mort.
  • ne RIEN faire et m’y mettre à fond la dernière semaine d’Août…sauf que la dernière semaine d’Août j’avais aussi la rentrée de mes enfants à préparer, les divers RDV mèdecins et autres…bref j’angoissais parce que je voyais le temps me filer entre les doigts et je m’en voulais de n’avoir pas commencé à préparer avant. La semaine était horrible alors que j’étais encore en vacances.
  • tout préparer début juillet puis ne plus RIEN faire jusqu’à la rentrée…c’était un peu mieux pour ma tranquillité d’esprit : je partais en vacances plus sereine sachant que j’avais « des trucs de prêts » pour la rentrée…
  • et enfin…et c’est ce qui au final me convient le mieux…travailler au collège, fin juin et la première semaine de juillet, quand nous n’avons plus d’élèves, puis par petites touches à la maison tout au long de l’été…quand j’en ai envie, quand j’ai une idée, quand je n’ai rien de prévu ce jour-là…du travail, mais à mon rythme et en mode détente 😉

Voilà donc ce qui va occuper mon cerveau dans les jours à venir :

Un EPI de folie en 3ème

Quand ma collègue de physique-chimie, passionnée comme moi de polars et séries policières, m’a proposé un EPI « Scène de crime » j’ai dit « Banco ! » sans même hésiter un quart de poil de seconde !!!

…Et puis elle m’a annoncé que ce serait sur le niveau troisième, niveau que j’avais décidé de ne pas prendre l’an prochain tant mes deux classes de troisièmes de cette année m’ont déçue 😦

Mais l’envie de faire cet EPI l’a emporté…et donc me revoilà avec 2 classes de troisièmes à la rentrée !

Cet EPI fait intervenir les sciences (SVT, physique-chimie, technologie), le CDI, et les 2 langues vivantes.

Les élèves seront amenés à faire des relevés d’indices sur une scène de crime qui sera installée au CDI, ils vont apprendre à analyser ces indices en SVT / chimie (empreintes, sang, autres liquides, etc…), ils vont faire de la modélisation en 3D (en techno, de la scène et de l’arme du crime), ils vont devoir décoder un message, faire un jeu de piste au CDI pour trouver le mobile du crime…et finalement, faire une conférence de presse (tâche orale en LV2) ET rédiger un article pour la une d’un journal (tâche écrite en LV1 avec gabarit de journal, etc…) pour exposer les élèments et les résultats de l’enquête.

Une aubaine pour moi qui ai déjà une séquence sur Sherlock Holmes prévue en troisième ! Je vais devoir cependant adapter cette séquence pour qu’elle colle mieux à l’EPI et à la tâche finale, et je pense la raccourcir pour éviter l’effet saturation chez les élèves. Je vais aussi devoir réactualiser les énigmes que j’avais proposées l’an dernier pour les corser un peu 😉

Du pain sur la planche donc !

Du co-enseignement en 5ème et 4ème

Cette année, en quatrième, nous avions la troisième heure dédoublée. Pour faire de l’AP ou toute autre activité plus adaptée aux groupes. Je n’avais pas de 4èmes donc je n’ai pas pu voir ce qui s’est fait réellement…

L’an prochain nous réitérons le dédoublement de cette heure en 4ème, mais nous l’aurons aussi en 5ème.

Et contrairement à l’an dernier où les collègues ont fait ce qu’elles voulaient, cette année notre chef d’établissement nous « demande » (donc, pas le choix, vous l’aurez compris) de faire du co-enseignement. Et pas forcément en demi groupes…ça peut être 2 profs pour une classe complète, ou 2 profs qui se partagent la classe dans des salles attenantes…

Alors sur le moment, je vous avoue que cette demande nous est apparue comme une CATASTROPHE ! Nous ne travaillons pas du tout de la même manière, ni sur les mêmes supports, ni au même rythme…un vrai challenge donc !

Nous avons donc commencé à lister des idées d’activités à pratiquer pour améliorer les 4 compétences et cherché les supports que nous avions ou qu’il allait falloir créer pour ces séances. Au programme : des ateliers d’écriture, des ateliers de pratique orale sous forme de scénettes (at the restaurant, at the doctor’s, at the tourist information office, etc…), de la compréhension orale avec chansons, videos, etc…et de la compréhension écrite avec des webquest et des « vrais livres » 😀

Là aussi…du pain sur la planche !

Ma progression à reconstruire en 4ème

C’est un peu la tuile qui n’était pas prévue, mais bon…il se trouve que nous changeons de manuel…cela dit…j’ai pas mal de séquences assez récentes (même si je n’avais pas de 4èmes cette année) qui fonctionnaient hyper bien et que je vais donc réutiliser sans remords, avec des ajustements bien entendu mais elles me permettront de garder la tête hors de l’eau… je pense notamment à :

  • la séquence sur « South Africa » qui est toujours la préférée des élèves et pour laquelle je prévois de travailler avec la collègue de français qui est à fond !
  • la séquence sur Thanksgiving parce qu’elle marche bien aussi. Les élèves ne connaissent pas encore trop cette fête et ils sont contents de la découvrir.

Un club ?

C’est une envie qui me trotte dans la tête depuis longtemps !

Un « English-speaking Only Club » pour élèves mais aussi profs pourquoi pas ?

Un club entre midi et deux pour les élèves qui voudraient parler anglais hors du contexte de la classe, au travers de jeux, de scénettes, de débats, etc…

J’ai beaucoup d’idées…j’ai très envie de me lancer…reste à voir si mon EDT de la rentrée me le permettra…A suivre donc…

Le coup de fil du premier jour des vacances….

and last but not least…

La nouvelle du premier jour des vacances à laquelle je ne m’attendais pas…je serai PP en cinquième à la rentrée.

Bon…

Ce n’était pas mon souhait, je ne l’ai jamais fait, par choix, et là je me suis retrouvée un peu (beaucoup) coincée…

Et puis finalement je commence à noter des idées pour les heures de vie de classe…à entrevoir des possibilités…on verra bien !

Et vous ? Des projets pour cette future rentrée ?

J’ai hâte de les lire 😀

En attendant, passez de bonnes vacances, et à très vite !

Organisation

On fait le bilan de l’année ?

C’est encore un cliché mais ça ne fait rien, je l’écris tout de même : cette année a filé comme l’éclair ! Honnêtement la dernière période a été très stressante et j’ai encore dû cavaler et remanier des choses pour finir dans les temps !

Nous voilà donc à l’heure du bilan, puisqu’il faut bien tirer les conclusions de cette année pour construire la prochaine 😉

Qu’est-ce qui a marché, ou pas. Qu’est-ce que l’on garde…ou pas. On vous dit tout dans ce Blog Hop de juillet ! Vous connaissez maintenant le principe : un thème décliné sur 5 blogs…un article par jour à découvrir, et partager !

On y va !

Qu’est-ce que je garde ?

Sans hésiter : l’utilisation intensive de Quizlet !

L’activité « Associer » a beaucoup de succés car elle est chronométrée ! Les élèves adorent se défier…

J’ai mis du temps à me mettre à cette application, mais je ne sais pas vraiment pourquoi car elle est hyper simple à utiliser, et c’est un ENOOORME succès, autant auprès des élèves que des parents !

Cette année, donc, je l’ai utilisée en 6ème et 5ème…Pour chaque séquence, je préparais en amont mes listes de vocabulaire (ou même de verbes irréguliers) sur Quizlet. Puis je les distillais aux élèves au fil de la séquence pour qu’ils apprennent ce vocabulaire chez eux en ayant la prononciation correcte et la possibilité de se tester de différentes façons.

De retour en classe, en début d’heure, un petit test Quizlet tenait lieu de « warm up » en quelque sorte, et ils étaient à fond !

Les élèves « dys » me disent que cela les aide énormément, et les parents me disent qu’ils trouvent ça super parce que « eux, en anglais, ils ne peuvent pas les aider ».

Donc je garde…et j’étends aux 4èmes et 3èmes puisque je n’aurai pas de 6èmes l’an prochain #sososorry

Qu’est-ce que je change ?

Plusieurs choses, c’est sûr…mais la plus importante : je revois ma progression en 5ème car les séquences de notre manuel (Bloggers) sont interminables…et j’ai dû courir pour arriver à boucler l’année ! Il y a aussi des séquences auxquelles j’ai dû renoncer, et ça c’est le niveau max de frustration !

Je vais donc élaguer beaucoup…et surtout je vais faire en sorte que l’on voit le prétérit beaucoup plus tôt pour pouvoir peaufiner notre projet « Bart’s Holidays in France » qui a eu beaucoup de succès mais que je n’ai pas assez exploité à mon avis. En quelques mots, chaque élève à tour de rôle emportait notre mascotte Bart (une poupée acheté dans un géant du jouet 😉 ) chez lui, le prenait en photo « en activité » et devait ensuite poster la photo et un petit texte au prétérit sur un padlet dédié… (voir photo).

Je veux absolument lui donner de la visibilité et le rendre interactif… Comment ? Je ne sais pas encore trop…j’y réfléchis ! Peut-être en permettant aux élèves de laisser des commentaires sous les images…à voir…ou en demandant aux autres élèves du collège de lancer des défis à Bart via une « boîte à défis »…en anglais bien sûr…à réfléchir…#ateachersbrain

Notre padlet en 5ème…

Qu’est-ce que je jette ?

Deux choses : un projet (à regrets) et une séquence de 3ème (sans regrets 😀 )

  • Le projet des correspondants…au bout de 3 ans j’avoue que je m’essouffle ! La fréquence et la qualité des échanges ne me satisfait pas. Les élèves sont de plus en plus difficiles à motiver et cette année quelques sixièmes ont vraiment fait preuve de mauvaise volonté. En face (Texas et Canada), même constat…Donc j’arrête de courir après des lettres, de me prendre la tête pour que tout parte en même temps, etc…Il me faudrait trouver d’autres modalités, un échange plus fréquent et plus construit. Certains de mes élèves n’ont pas reçu de réponse à leur courrier, ou une réponse mais d’un correspondant différent…bref, beaucoup de frustrations pour tous ! Donc…on jette (pour le moment…#neversayneveragain)
  • La séquence sur le monde du travail en 3ème…elle change de nom selon les manuels et les années « Finding a job » « Getting work experience », etc… mais quoiqu’il en soit je n’en peux plus ! Elle me sort par les yeux et les élèves doivent le sentir car ils n’adhèrent pas non plus ! Sans compter qu’ils travaillent aussi ce thème en LV2…donc j’imagine leur niveau de ras-le-bol ! A la poubelle donc, et sans regrets !

Voilà, vous savez tout (ou presque)…

Je vous encourage à aller faire un tour sur les autres blogs de ce Blog Hop :

…et à commenter pour me dire ce que VOUS vous gardez ou vous jetez 😉

Passez de bonnes vacances bien méritées ! Cheerio !

Vamos a la playa !!!
Organisation·Outils

Comment utilises-tu ton tableau ?

C’est le thème de notre BlogHop de mai 😀

Je ne me souviens pas avoir eu quelque conseil ou astuce que ce soit à ce sujet lors de ma formation initiale…

Le tableau fait partie des meubles de la classe, on ne le choisit pas (ou alors après de longues années, en suppliant notre précieux intendant 😉 ) mais il est celui sur lequel on s’appuie tout au long de la journée !

Blanc ou noir, interactif ou pas, qu’en faisons-nous ?

N’hésitez pas à visiter les autres blogs ( vous trouverez les liens en fin d’article ) pour découvrir de nombreuses autres idées pour l’utilisation de cet outil incontournable…

Quel type de tableau dans ta classe ?

Chez moi c’est à l’ancienne ! Pas de TBI, juste un bon vieux tableau noir, à craies…

Très poussiéreux ! Mon ordi et mon vidéo-projecteur n’aiment pas 😦

Par contre il est grand, et ça c’est TOP ! Un grand panneau central et deux panneaux latéraux qui se replient (très utile aussi 😉 )

As-tu des marottes ?

Alors oui !

Mon tableau est TRES organisé ! J’avoue qu’au début ce n’était pas le cas…J’étais en lycée, j’écrivais un peu partout, sous forme de notes, sans trop réfléchir!

Et puis je suis arrivée en collège….et là, devant l’avalanche permanente de questions (Madame, on écrit en rouge ? faut souligner ? combien de carreaux de la marge ? on saute une ligne ? c’est de quel côté ? on écrit à la suite ? j’ai plus de place madame, j’écris où ? !!!!!) j’ai vite compris qu’il allait falloir être plus qu’organisée : psychorigide ! lol !

Mon tableau est donc divisé en 3 parties. Ces 3 parties sont concrètement matérialisées à l’aide d’étiquettes plastifiées puis aimantées avec du scotch (merci Mrs Recht pour le tuyau !) : le panneau de gauche pour la date et le(s) objectif(s) du jour, celui de droite pour les devoirs pour le(s) cours suivant, les évaluations prévues, les dates importantes à venir.

(si vous cliquez sur les liens vous trouverez les documents en questions 😉 Very useful !)

Le panneau central est entièrement libre pour les activités du jour.

Ces étiquettes sont un vrai repère visuel pour les élèves et une aide à la copie de la trace écrite dans le cahier ! Ils savent tout le temps où trouver quelle information.

Au-dessus du tableau, tout le long, je dispose des cartes, plastifiées elles aussi, avec les dates et évènements principaux de l’histoire des USA dont nous parlons au fil de l’année (surtout en 3ème) . Je les dispose comme une frise chronologique. Mine de rien les élèves les ont sous les yeux toute l’année et finissent par retenir quelques repères !

Tadaaaam…voilà le tableau après un cours de 6ème où nous avons travaillé les questions.

Qui l’utilise et à quel moment ?

Le plus souvent, je l’avoue, c’est moi qui utilise le tableau.

Pour la trace écrite, bien sûr. Mais aussi pour faire des schémas, pour garder trace de mots utilisés par des élèves à l’oral, pour centraliser les idées façon mindmap, etc…

Mais les élèves sont aussi bienvenus au tableau ! Et de plus en plus souvent. C’est ce qui est super au collège : ils adorent !

Quelques activités possibles :

  • en début de cours, quand il y a du vocabulaire ou des verbes irréguliers à apprendre, il m’arrive d’envoyer 2 élèves au tableau. Chacun se positionne derrière un volet et écris les mots ou verbes qu’il fallait savoir. Puis on rabat les 2 volets, les 2 élèves comparent leurs réponses et le reste de la classe peut corriger ou commenter aussi.
  • on peut faire le même exercice en début d’année quand on travaille sur les consignes : « draw a house », « write the date », etc…On peut demander aux autres de faire en même temps sur une ardoise blanche (très utile l’ardoise blanche en 6ème !!! ).
  • en mode « support aimanté »…j’utilise beaucoup de flashcards plastifiées et aimantées comme vue plus haut, pour des activités de type « listening comprehension » par exemple : des images tirées d’un livre disposées en désordre, je lis le livre aux élèves et ils doivent remettre les images en ordre. Ils viennent déplacer les flashcards au tableau pour reconstituer l’histoire.
Séance de listening comprehension, 6èmes : je lis une histoire et ils viennent au tableau déplacer les images pour les remettre dans l’ordre.

Des problèmes à résoudre ?

GRRRRR ! oui !!!! Mon écran enroulable pour le vidéo-projecteur, situé juste au dessus du tableau. Quand je le déroule…je n’ai plus de tableau ! L’idéal serait un tableau blanc sur lequel projeter ET écrire…Encore plus de possibilités d’activités !

Voilà…vous pouvez lire d’autres articles sur le même sujet sur les blogs partenaires de ce Bloghop :

N’hésitez pas à commenter et partager vos usages sous cet article !

Bonne semaine à tous !

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Et alors, la semestrialisation, c’est bien ?

photo du net…

C’est la question qui revient à chaque fois que je dis que notre collège tente cette expérience cette année…

L’an dernier, notre chef nous a soumis un projet de semestrialisation. Un essai. Pour voir. Parce qu’aussi beaucoup d’établissements dans notre bassin y étaient déjà passés depuis quelques temps.

Même si nous étions plutôt partants, certaines réticences se sont fait sentir : allait-on avoir plus ou moins de réunions ? Si les élèves se « noyaient » au premier semestre, comment allait-on tirer la sonnette d’alarme avant le second semestre ? …

Et bien finalement, alors que nous entamons le second semestre, je crois qu’aucun de nous ne reviendrait en arrière !

Je vous dis pourquoi… 😉

Comment on fonctionne …

  • le premier semestre va du 3 septembre au 1er février
  • le second du 2 février à fin juin (plus tôt pour les 3èmes)
  • nous émettons des relevés de notes à chaque mi-semestre : un simple relevé des notes que vous avez entrées dans Pronote, sans commentaires (donc pas de travail supplémentaire pour nous 😉 )
  • Nous faisons une réunion d’équipe à mi-semestre, 1 heure proposée par le prof principal de la classe, sur un créneau que nous décidons ensemble, pour parler des cas problématiques seulement. Eventuellement on décide à ce moment là de rencontrer tel ou tel parent, on les met en garde si besoin…ça va très vite !
  • Juste après ces réunions nous avions la réunion parents-profs où, du coup, nous avions pas mal de « matériel » pour pouvoir parler avec eux de leur enfant
  • Les conseils de classe du premier semestre ont eu lieu la dernière semaine de janvier.

Pros

Il y en autant du côté élèves que du côté professeurs…

  • Fini de courir après les notes, lorsque à 2 ou 3 semaines de la fin du trimestre on s’aperçoit que l’on « n’a pas assez de notes »…le semestre est long, vous avez tout le temps devant vous. Cela se ressent surtout au premier semestre…Avec tout ce qu’il y a à mettre en place en début d’année, on peine parfois à évaluer dès le début. Là, plus d’inquiétude : vous installez tranquillement votre routine, les élèves ont le temps de voir comment vous fonctionnez…
  • Les élèves sont moins stressés je trouve. L’échéance du premier trimestre est quand même un sacré truc pour les sixièmes ! Là, ils ont jusque fin janvier pour prendre leurs marques et intégrer ce que l’on attend d’eux.
  • On cerne bien mieux les élèves lors du conseil de classe, au moment de remplir les bulletins, on a eu largement le temps de les connaître et de les voir évoluer (ou pas).
  • Les élèves sentent aussi qu’ils ont le temps de « se rattraper » si une mauvaise note arrive. Encore une fois, le semestre est suffisamment long pour que vous puissiez avoir beaucoup de notes, ce qui évite de voir la moyenne chuter pour un « accident » sur une évaluation.
  • Côté planning…quand nous étions sous le régime des trimestres, la fin du 1er trimestre arrivait fin novembre…mais comme les vacances de Noel étaient quasiment tout de suite après les conseils de classe, les élèves ne réalisaient pas toujours qu’en décembre le second trimestre avait DEJA commencé…ils attendaient tranquillement janvier…(enfin, chez nous, c’est ce que nous constations)…et il était bien souvent trop tard pour le fameux sursaut d’effort que certains étaient censés fournir.
  • Idem pour le troisième trimestre réduit une peau de chagrin pour les troisièmes : pas le temps de démarrer qu’il était fini !

Cons

Sincèrement…je n’en vois aucun ! J’ai beau chercher…non…vraiment.

La seule contrainte pour les troisièmes, c’est que la semestrialisation implique que les fameuses fiches d’orientation doivent être remplies plus tôt. En général elles sont remplies pour le second trimestre (pour les conseils vers mars donc). Là, comme il n’y a que 2 conseils de classe, les premiers voeux d’orientation doivent être formulés dès le mois de janvier pour le conseil du premier semestre.

Voilà…j’espère avoir répondu à vos interrogations. Si j’ai oublié quelque chose n’hésitez pas à me poser la question en commentaire, et si vous êtes vous aussi semestrialisés, j’aimerais beaucoup lire vos avis 😉

Cheerio !

Organisation

Comment prépares-tu tes cours ?

C’est LA question que l’on voudrait tous poser à un collègue quand on débute ! En tous cas c’est VRAIMENT celle qui était ma priorité quand j’ai commencé ! J’avais bien le fameux « cours type » de l’IUFM (à l’époque…) dans mes papiers…mais par quel bout prendre tout le travail en AMONT ? Avant même d’être devant les élèves ?

Malheureusement je n’avais personne autour de moi pour y répondre, nous étions tous néo-titulaires dans ce lycée et nous avons appris sur le tas…

Pas d’internet à l’époque (si, si, je vous jure ! #maiscommentonfaisait ), pas de blogs ou de pages Facebook où chercher une planche de salut ! lol !

Et la question est souvent « tabou » on dirait…je n’ai pas rencontré beaucoup de collègues qui soient prêts à montrer les coulisses de leur travail…

C’est tout l’intérêt du Blog Hop que l’on vous propose ce mois-ci #merciMrsRecht 😉 Vous allez pouvoir avoir un aperçu de 6 manières de faire, peut-être toutes différentes, peut-être similaires dans certains points…

Donc après ChezChris, Good Morning Miss et Mrs Recht, voilà venu mon tour de venir vous parler de cette étape incontournable.

Je ne suis pas sûre d’être la plus rigoureuse, ni la plus organisée pour vous parler de ce sujet, mais je peux essayer de vous expliquer comment je m’y prends…Oserais-je vous montrer un de mes brouillons ? On verra…

Bien sûr, vous retrouverez en fin d’article les liens vers les blogs partenaires de ce hop 😉

Et un petit freebie en cours de route …

Par où je commence, donc ???

Par la fin !

La tâche finale, la production finale, le challenge…quel que soit le nom que vous lui donnez…

Dès que je sais que je veux travailler sur tel thème ou telle unité dans un manuel, je commence par réfléchir à ce que je voudrais que les élèves soient capables de PRODUIRE en fin de séquence.

Puis je réfléchis à « rebrousse poil » ! De quoi les élèves vont-ils avoir besoin pour réussir cette tâche ? En terme de vocabulaire, de structures, de compétences transversales (savoir faire un diaporama, savoir enregistrer un audio, une vidéo, savoir partager sur un mur collaboratif…ou autre…), par quels documents je vais amener tout ça ?

Une première phase de brainstorming…

Je commence par mettre toutes mes idées sur une feuille A4, un brouillon qui ressemble à ça…c’est-à-dire….pas grand chose !

phase gribouillage !

Et celui-là est lisible ! Parfois ça part dans tous les sens :/

Sur ce brouillon je note donc :

  • la tâche finale prévue, et les modalités de sa réalisation (tâche individuelle, en groupes, en binômes…, tâche orale ? écrite ? … réalisée avec la tablette ? en salle info ? à la maison ? etc…)
  • les outils langagiers dont les élèves vont avoir besoin
  • les docs en stock que je veux utiliser
  • les docs que je dois chercher parce que je ne les ai pas encore en stock ou que je veux renouveler…
  • les pages du manuel / du WB que je compte utiliser
  • les étapes (en résumé) : comment je vais enchaîner les activités, dans quel ordre.

La mise au propre formatée

Puis je me mets à l’ordi…et je mets tout cela au propre.

J’ai une préparation « type » que je complète avec mes notes. J’utilise le même code couleurs à chaque fois pour m’y retrouver d’un coup d’oeil en classe :

  • en vert les étapes de la séquence
  • en jaune : les différentes étapes dans une séance (warm-up ou anticipation / activité du jour / notebook / homework)
  • en rose : les consignes que je prévois de donner aux élèves
  • en bleu, parfois, les phrases-modèle pour le cahier

J’essaie parfois d’anticiper les traces écrites, mais très peu finalement car je préfère qu’elles viennent des élèves.

La préparation des documents récurrents

Il y a des documents que les élèves retrouvent dans chaque séquence :

  • la liste de vocabulaire
  • la liste de verbes irréguliers (pour les 5ème, 4ème et 3ème) associée au thème de la séquence (je ne fais pas apprendre les verbes irréguliers par ordre alphabétique…)
  • la fiche des objectifs de la séquence (cliquez pour obtenir le freebie) que les élèves collent dans leur cahier en début de séquence
  • le diaporama avec les consignes pour la tâche finale…
La fiche des objectifs donnée aux élèves en début de séquence

Pour tous ces documents, et afin de gagner un temps précieux, j’ai des « gabarits » dans mon ordinateur, dans un dossier intitulé « Editable documents » . Il me suffit de compléter chaque gabarit à chaque nouvelle séquence.

L’autre avantage, à part le gain de temps personnel : c’est un repère pour les élèves, ils reconnaissent d’emblée les fiches et s’y retrouvent mieux puisqu’elles sont toujours présentées de la même manière.

Et tu suis le manuel ?

Etant en collège, les élèves ont un manuel ET un workbook.

Personnellement, j’aime mixer !

Donc quand j’en suis à ma phase de brainstorming, je feuillette le manuel et sélectionne ou élimine les documents proposés. Il m’arrive de remplacer un audio par un autre que je préfère, de proposer une vidéo au lieu de l’audio prévu, etc…

L’an prochain je pense ne pas faire acheter le workbook aux plus grands car c’est vraiment un fil à la patte pour moi !

Voilà…vous savez tout…enfin je crois…si vous avez des questions, n’hésitez pas !

Et si vous voulez d’autres pistes, d’autres points de vue ou façons de faire, allez donc lire les articles de mes collègues de la « Team du Net » , vous verrez, certaines sont des AS de la préparation !

C’est par ici :

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La prise de parole lors des « listening comprehension »

C’est une question que l’on m’a posée sur la page Facebook, encore une fois… 😉

Comment encourager la prise de parole lors de la phase de restitution d’une « listening comprehension » ?

Lors des restitutions, il est vrai qu’il est parfois difficile d’obtenir des réponses venant de plus de 4 ou 5 élèves, généralement les plus à l’aise, ceux qui, on le sait, ont déjà presque tout compris à la première écoute !

Et les autres alors ? Comment faire pour qu’ils aient malgré tout la possibilité de partager ce qu’ils ont entendu ?

Grille ou pas grille ?

Pour moi, plus de grilles !

La grille, ça a surtout un côté rassurant pour NOUS, les profs !

Mais mettons-nous à la place d’un élève, et voyons les difficultés qu’il va rencontrer AVANT même d’écouter le document :

  • cette grille, elle se lit comment ? Parce que vous aurez remarqué les multitudes de tableaux proposés dans les workbooks de nos manuels…jamais la même grille ! Du coup, pour ce qui est du « transférable »… pas top !
  • dans cette grille il y a des mots que l’élève ne comprend pas toujours !
  • les informations entendues vont dans quelle colonne ? quelle case ? c’est dans l’ordre de la grille ou pas ???? Autant de questions qui vont d’emblée parasiter le cerveau de nos petits « dys » pour lesquels les tableaux à plusieurs entrées sont de vrais cauchemars !

Dons…pas de grille ! Et vous allez voir que passées les premières fois où vous allez devoir adapter votre façon de faire, vous allez A-DO-RER !

Comment je procède ?

Tout d’abord, je précise que ma classe est en îlots…

  • lors de la première écoute, j’interdis à quiconque de noter quoi que ce soit ! #bigbrotheriswatching !
  • deuxième écoute avec une feuille de brouillon cette fois. La consigne est toujours la même : « write all the words that you recognize ». En vrac. Chacun pour soi.
  • ensuite je laisse quelques minutes pour que les membres de chaque îlot comparent leurs notes.
  • troisième écoute, chaque îlot complète si besoin, vérifie.

C’est alors qu’intervient la restitution.

Je demande à chaque îlot de compter combien d’informations ils ont notées.

Et je commence par demander à l’îlot qui en a noté LE MOINS : « What words did you write on your paper ? ». J’écris les mots au tableau, en vrac ou un élève de l’îlot se porte volontaire pour le faire (ils adorent, surtout les petits).

Puis je passe à l’îlot qui a noté quelques infos en plus, un élève vient compléter au tableau ce qu’il a EN PLUS par rapport au premier.

Je procède ainsi jusqu’à l’îlot qui a noté le plus d’informations, voire des expressions complètes, des renseignements implicites, etc…

Chaque îlot apporte sa pierre à l’édifice et les élèves en difficulté interviennent dès le début, quand c’est « facile ».

Le recap en collaboratif

Pour l’étape du recap, j’écris les fameux WH-words au tableau, et je demande aux élèves si, avec les mots notés jusque là (souvenez-vous, ils sont en « vrac »), ils peuvent répondre aux questions WHO ? WHEN ? etc… Nous faisons du classement d’informations en quelque sorte ! Et de la déduction, on émet aussi des hypothèses.

S’il y a des informations incertaines, nous ré-écoutons une dernière fois pour confirmer ou infirmer ce que nous avions imaginé.

Pour finir, une fois cette étape terminée, les élèves doivent récapituler tout cela en faisant des phrases que nous notons en trace écrite dans le cahier. Chaque îlot fait une phrase, l’îlot suivant enrichit ou corrige ce qui vient d’être dit.

Je n’ai jamais de trace écrite préparée ! Si les élèves n’ont pas tout entendu, je n’insiste pas pour leur faire dire l’info que je veux absolument qu’ils disent parce que je l’avais prévue dans la trace écrite.

En français ou en anglais ?

Lors des séances d’entraînement à la compréhension en classe, je demande aux élèves de restituer en anglais.

Mais lors des évaluations, et si je ne veux évaluer QUE ce que les élèves ont COMPRIS, la seule solution, je trouve, c’est de demander une restitution en français. Il n’y a que comme cela que l’on peut être sûrs qu’ils ont compris !

Sur leur feuille d’évaluation, ils dessinent un cadre dans lequel ils notent les mots entendus (comme sur leur brouillon en classe, du coup je peux voir ce qu’ils ont vraiment entendu, même si c’est écrit en phonétique…), puis je leur laisse quelques minutes pour classer leurs infos et écrire leur résumé, en français, de ce qu’ils ont compris.

Et je suis toujours agréablement surprise de voir, au final, et malgré leurs grimaces pendant l’évaluation, le nombre d’élèves qui ont compris l’essentiel !

Et une dernière petite activité pour la route….

En fin de cours, quand tout le monde a noté la trace écrite élaborée en commun, j’aime bien effacer des mots dans cette trace écrite, les mots clés souvent…mais pas seulement ! Parfois les « link words » ou les adjectifs…tout dépend ce que je veux leur faire travailler…

Ensuite petit exercice de mémoire à court terme : reconstituer les phrases à l’oral en complétant les « blanks », cahiers fermés bien sûr. Ils adorent faire ça ! Tout le monde peut participer, et cela avance leur travail d’apprentissage de la leçon. On peut faire un jeu de chaîne d’un îlot à l’autre par exemple.

Bien sûr, on peut encore varier les façons de restituer ce que l’on a entendu, ainsi que la phase d’anticipation AVANT l’écoute, dont je n’ai pas parlé ici.

Alors n’hésitez pas à partager vos idées en commentaire !

Cheerio !

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Re-motiver ses élèves

On m’a récemment demandé sur ma page Facebook comment faire pour, je cite, « motiver les élèves qui n’ont plus envie car trop de lacunes » ?

Sacré question, la motivation ! Avec elle, on peut soulever des montagnes, mais sans elle, même le meilleur élève peut s’étioler et devenir très vite médiocre…

Pour tout vous avouer, je n’ai pas LA solution miracle !

If only….

Mais des élèves en difficulté, on en a tous, et je ne déroge pas à la règle. Je peux tenter de vous dire ici comment j’essaie de remédier à cela, avec mes élèves…et mes modestes moyens !

Laisser le droit à l’erreur

C’est la première chose dont je parle à mes élèves : les « fautes ».

Pour eux, c’est ce qu’il ne faut surtout pas faire ! Beaucoup ont tellement peur de « faire des fautes » qu’ils finissent par préférer ne pas faire du tout !

Donc, première chose dans ma classe : je ne corrige pas TOUT !

Je ne sais pas si c’est bien ou mal vu d’un oeil d’inspecteur…je m’en moque un peu pour tout vous dire ! Si ce que l’élève dit ou écrit est un message compréhensible…et bien le but est atteint ! Je ne coupe pas la parole d’un élève qui s’exprime s’il se fait comprendre. Si on arrête les élèves à chaque mot, c’est vite insupportable pour tout le monde. Par contre, à la fin de la prise de parole, je demande aux autres « Any remark ? Was that OK ? »…ils auront parfois noté une ou deux fautes, mais on ne reprend pas TOUT.

Deuxième chose : on a le droit de recommencer pour faire mieux.

C’est tout le but des fiche-navettes dont j’ai aussi déjà parlé ici. Le droit de recommencer un travail écrit et de l’améliorer en suivant les annotations du professeur dans la marge.

Pour finir, sur le droit à l’erreur, certains collègues pratiquent le « Request to Retest ». Un élève qui aurait « raté » une évaluation a la possibilité de demander à la repasser : il remplit un billet pré-imprimé où il indique les raisons, selon lui, pour lesquelles il a raté son test (ex : je n’avais pas compris un point précis, je n’ai pas eu le temps de réviser parce que…etc…), et ce qu’il compte faire pour améliorer sa note (ex : je vais refaire les exercices sur ce point, etc…). J’avoue ne pas encore avoir testé ceci, mais si un élève me demande simplement de repasser un test, on trouve ensemble un moment pour le faire.

Chacun selon ses possibilités

Depuis maintenant 2 ans, et grâce à Mrs Recht et ses « Memory Challenge » inspirés du livre de Claudine Martina, je me suis mise aussi à donner aux élèves des listes de vocabulaire au début de chaque nouvelle séquence.

La liste est établie par moi, en fonction du vocabulaire qui sera vu au fil de la séquence. Et je donne la traduction en français…Aïe…je sais…c’est paaaaas bien ! Mais arrêtons de tourner autour du pot ! Faire un petit dessin, un mime, donner un synonyme…c’est très bien en classe, mais une fois à la maison, face à leur cahier, seuls parfois parce que les parents ne sont pas disponibles ou n’ont pas de grands souvenirs de leurs cours d’anglais…une bonne « fiche de vocabulaire à l’ancienne », c’est bien pratique !

Pour en savoir plus sur ces « Memory Challenge », je vous encourage à lire l’article de Mrs Recht ici .

Mais en résumé, chaque mot « vaut » un nombre de points et chaque élève choisit d’apprendre le nombre de mot qu’il se sent capable d’apprendre pour le test. Vous seriez surpris de voir à quel point cela change TOUT !

Depuis que je procède ainsi, je n’ai plus jamais d’élèves qui rendent feuille blanche…Tous apprennent…même si ce n’est que 5 ou 10 mots. TOUS réclament la fiche dès le début de la séquence et sont pressés de faire le test ! Ils savent qu’ils peuvent avoir une excellente note, ils sont à fond ! Et même si ce test ne compte « que » coefficient 1 dans leur moyenne, pour certains qui n’ont jamais récolté de note au-dessus de 10, c’est beaucoup ! Ils sont fiers de leur note !

Donner envie ? Le ludique à fond !

On n’est pas là pour s’amuser…Ok…mais si on s’amuse, c’est mieux non ?

Encore aujourd’hui, l’AVS d’un de mes petits sixièmes me disait qu’elle aimait bien venir en cours parce que c’était souvent ludique et « les petits ils aiment ça ! »…j’aime autant vous dire que ça m’a fait chaud au coeur !

Souvent en 6° et 5° les manuels proposent des petites activités ludiques pour fixer les apprentissages (un jeu de mime pour le présent en be-ing ou le vocabulaire des métiers, une partie de bingo pour les chiffres en 6°, des mots mêlés ou un hangman pour le vocabulaire…etc…).

Mais en 4° et 3° on oublie souvent le ludique, pensant certainement « qu’ils sont trop grands », qu’ils vont « trouver ça ridicule »…

Et bien la bonne nouvelle c’est que vous pouvez y aller à fond ! Les mimes ça marche toujours, une partie de « Noughts and Crosses » peut s’adapter avec n’importe quel point de grammaire (exemple ici), idem pour le « petit bac » qui peut se jouer non seulement avec des familles de mots, mais aussi des familles de sons…un jeu de « cadavre exquis » peut permettre à chacun de participer à un exercice de « creative writing » tout en s’amusant…

Et quand le jeu s’en mêle, je peux vous dire que TOUS veulent participer. On réserve souvent ces activités aux veilles de vacances, mais elles fonctionnent très bien en warm-up ou pour réviser avant une évaluation.

Le net fourmille d’idées, vous en trouverez beaucoup Chez Chris qui fabrique ses propres jeux de Dobble ou Bingo, mais si vous avez l’âme joueuse, beaucoup de jeux simples peuvent s’adapter en un clin d’oeil !

Le travail en îlots

Je ne vais pas développer ici, mais même si les îlots génèrent plus de bruit, je ne reviendrai pas en arrière !

Les îlots sont la configuration que je préfère car les élèves peuvent mutualiser leurs connaissances, ré-expliquer une consigne à celui ou celle qui n’aurait pas compris et avec LEURS MOTS A EUX (oui, je sais, nous on n’y comprend rien, mais eux ils savent ! lol), avoir sous les yeux les travaux de leurs camarades pour s’inspirer et se motiver, etc…

Les élèves en difficulté ne se retrouvent plus isolés, pétrifiés face à leur cahier, ils font partie d’un groupe et peuvent prendre part aux activités à LEUR MESURE.

En résumé…

…et si ce ne sont pas des idées révolutionnaires, chacune de ces petites actions peut grandement améliorer le climat de votre classe, votre relation avec vos élèves (je n’ai jamais eu autant d’élèves qui viennent me parler à la fin du cours que depuis ces 2 ou 3 dernières années) et leur relation à eux avec le cours d’anglais.

Et vous ? Vous avez des astuces à partager ?

Organisation

Le premier cours, vous faites quoi ?

Peu importe le nombre de rentrées déjà effectuées au cours de ma carrière, ce premier jour est toujours source d’angoisse pour moi : pour preuve, j’en fais des cauchemars des jours à l’avance !

On nous a tellement rabâché que ce cours là était PRIMORDIAL, qu’il ne fallait pas se louper, que c’est avec ce cours là qu’on donnait le ton pour toute l’année, que « tout se jouait dès le premier cours » (tiens, ça me rappelle le fameux « Tout se joue avant 6 ans »)…blablabla…

Alors oui, c’est vrai, ce cours est important…mais n’en faisons pas non plus la clé de tout ! Il faut le préparer, c’est sûr, comme tous les autres, mais ce qui est difficile ( à mon avis), par rapport aux autres, c’est de ne pas connaître encore nos élèves. On a un peu l’impression de travailler « dans le vide », on se demande s’ils ont déjà fait ceci ou cela, s’il vont suivre, s’ils vont être enthousiastes ou complètement éteints, and so on #mesnuitsblanches

En ce qui me concerne, le premier cours est un cours normal, un cours « type » avec ses étapes que les élèves retrouveront toute l’année (warm up ou rituel / anticipation / activité langagière du jour / recap / homework). Il n’y a pas de présentations particulières, de « prise de contact » etc…on passe de suite à l’action !

Dans cet article je vais vous parler d’abord ce que je ne fais plus et pourquoi, et je vous dis aussi ce que je fais maintenant, avec concrètement pour cette rentrée des exemples dans les 3 niveaux que j’aurai.

Ce que je ne fais plus…

Il y a plusieurs choses que j’ai vite laissé tomber au fil des années : la fiche élève, la présentation du programme, l’explication des règles de la classe, la mise en place du cahier. J’y passais une heure…je m’ennuyais à mourir…et eux aussi !

Alors attention, cela ne veut pas dire que je ne fais plus tout cela…mais au lieu d’inonder les élèves d’informations dès le premier cours (et donc de ne pas « travailler »), je le fais différemment, au fil des premières séances, « in situ » et à petites doses ! #onestepatatime

  • la fiche élève : beaucoup de collègues la font remplir (et notamment le professeur principal, ce qui se justifie par ses besoins d’informations spécifiques)… donc si par malheur vous êtes le quatrième, cinquième, sixième,etc…ils en ont ras-le-bol ! Et franchement, est-ce que vous les relisez in extenso ces fiches ? Moi, j’avoue, non. Je les survolais par manque de temps, puis je les rangeais…L’avantage de Pronote aujourd’hui, c’est que l’on peut trouver toutes ces informations en un clic… Par contre, les activités de début d’année où l’on demande aux élèves de se présenter ne manquent pas dans nos manuels, et avec des objectifs langagiers derrière 😉 Et là les élèves y trouvent un sens ! La page de garde peut aussi être l’occasion de leur demander des infos sur leurs goûts, leurs loisirs, etc…(voir plus loin en quatrième)
  • l’explication par le menu de ce que nous allons faire cette année : clairement, ils ne s’en souviendront plus dans 3 jours 😉 et les plus curieux (il y en a toujours un ou deux) ont déjà potassé le livre en bon « spoilers » #petitsmalins ! Moi j’aime bien les surprises 😀 Donc je préfère ne rien dire et leur laisser découvrir les thèmes au fur et à mesure…y compris lors de la première séance d’une nouvelle séquence, je ne dis jamais « Aujourd’hui on commence une séquence sur…. »…je lance un document d ‘entrée dans le thème et ils découvrent. Je trouve cela assez efficace pour capter leur attention. Et puis c’est comme une devinette, et ils sont très joueurs 😀
  • l’explication de « comment nous allons fonctionner » : les fameuses règles de la classe…Certains collègues aiment bien installer les choses dès le départ, ils ont une feuille qu’ils distribuent aux élèves et qui doit être signée par les parents et les enfants, puis collée dans le cahier. Un contrat en quelque sorte. Je donnais cette fiche moi aussi il y a encore quelques années…et puis j’ai arrêté. Il m’a semblé inutile de perdre encore du temps et des crédits photocopies (car multiplié par votre nombre de classes…ça va vite !!!) pour quelque chose que je pouvais faire au fur et à mesure que les « cas » se présentaient. Quelques exemples concrets valent mieux que de longs discours 😀 Exemples : je salue mes élèves à la porte…l’un de ne répond pas, j’insiste lourdement et lui rappelle la politesse et hop, la règle d’entrée en classe. Un élève n’a pas son cahier ? Je lui signifie à lui, et à tous les autres, que j’en prends note et énonce la règle à ce moment là : au troisième oubli ce sera telle sanction…pareil pour les devoirs non faits. Bref, assez vite tous les cas de figure se présentent et j’énonce la règle correspondante à chaque fois…Du bavardages ? J’arrête de parler et leur explique que « personne ne parle quand je parle »…etc…J’ai quand même un poster en classe qui rappelle les 4 ou 5 règles élémentaires et je le leur montre. Est-ce que c’est efficace ? Je ne sais pas, par contre je n’ai pas observé plus de manquements aux règles depuis que je fais comme ça…et je gagne du temps !
  • la mise en place du cahier : comme précédemment…je fais au fur et à mesure ! Je vous disais que je commençais directement par un cours normal, donc dès la première séance il y a un moment dédié à la prise de notes, et c’est à ce moment-là que j’explique où écrire quoi 😉 in situ…toujours.

…et ce que je fais maintenant

Et bien quel que soit le niveau, j’attaque directement un cours normal 😀 et tout en anglais…En général je lance un challenge de groupe, souvent du vocabulaire, ou des rimes à trouver…cela permet de commencer tout de suite par une activité facile, qui ne nécessite pas de matériel spécifique (à part une feuille de brouillon ou le cahier, beaucoup n’ont pas le workbook le 1er jour 😦 ), et qui va permettre de briser la glace dans les groupes dès le départ. Le côté « challenge » et chronomètre apporte un peu de « piquant » aussi 😉

Concrètement, pour chaque niveau (sauf les 6èmes que je n’aurai pas cette année), mon premier cours ça va donner ça :

En cinquième :

Ma première séquence est consacrée à Hogwarts (et vient de chez Mrs Recht :D). Mais avant de la lancer, je passe 2 séances à des révisions sur le thème des « school things ». Dès leur entrée en classe, tout de suite après l’incontournable appel, les élèves ont le « collaborative poster » de Chez Chris « In my backpack » au videoprojecteur, et se lancent dans un challenge de groupe chronométré : « remember as many words as possible ! ». Ensuite on partagera ce que chaque groupe a trouvé et on complètera une première fiche de vocabulaire. Puis nous ferons un « chain-speaking » qui commencera par « In my backpack I’ve got »…chacun ajoute un élément et l’élève suivant doit tout reprendre depuis le début…exercice de mémorisation qu’ils aiment bien parce que ludique. On terminera le cours par une pièce du « collaborative poster » à colorier pour préparer le début de cours suivant…Ils repartiront avec des devoirs : le vocabulaire à apprendre (il y aura un quizlet) et leur page de garde à créer dans leur cahier avec des critères précis.

En quatrième :

Cette année nous changeons de manuel sur ce niveau et prenons « I Bet You Can ». La première unité est axée sur la rentrée, les sentiments qu’elle provoque, etc… L’un des documents proposés dans l’unité est un cartoon de Calvin and Hobbes (que vous pouvez retrouver aussi chez Mrs Recht, ici, exploité pour un premier cours en 3ème ) que je vais utiliser en document d’entrée dans le thème au lieu de la double page traditionnelle qui ne m’inspire pas. Comme suggéré par Estelle Recht, les élèves vont devoir être les premiers à reconstituer le message. C’est une activité en groupes. Je leur ai préparé des étiquettes plastifiées avec les mots de la bulle. Ils n’ont plus qu’à les remettre en ordre.

Le challenge c’est qu’il y a 3 phrases en fait, mais ça ils ne le savent pas au départ 😉 Une fois le message reconstitué, comme proposé dans le manuel, nous parlerons des sentiments de Calvin, puis de leurs propres sentiments en ce jour de rentrée. Mais il me semblait plus accrocheur de ne pas donner le texte de la bulle aux élèves, comme suggéré par Estelle (merci Estelle :D). Il y aura un temps pour la trace écrite et en homework quelques phrases à produire sur le modèle de celle prononcée par Calvin « I hate….. ! I’d rather…than………! ». Les élèves devront attendre pour faire leur page de garde car ce sera une des tâches intermédiaires de la première séquence (ils devront faire leur page sous forme de « locker » car c’est le sujet de la séance suivante 😉 )

En troisième :

En 3ème nous utilisons Bloggers et des ressources variées et personnelles à chaque collègue. La première unité de Bloggers porte sur les highschools aux USA. L’an dernier je l’ai trouvée trèèèèèès longue cette séquence ! Cette année je ne ferai que la partie sur les « cliques » pour ensuite déboucher sur le problème du harcèlement. Et pour rentrer dans le sujet de l’école et du « bullying » j’ai choisi cette année de travailler dès le premier cours sur le tableau de Norman Rockwell « The Shiner ». C’est un classique, il plaît toujours aux élèves et il a le mérite de proposer un clin d’oeil intéressant avec cette jeune fille qui ne s’est manifestement pas laissée faire 😉

Comme il s’agit d’un premier cours, ce document ne sera pas exploité à fond car nous reviendrons plus tard dans l’année sur la méthodologie de description de l’image. Le tableau va juste nous servir à faire un nuage de mots de vocabulaire que les élèves pourront ensuite utiliser dans la séquence. Comme pour les 5èmes, le tableau sera videoprojeté pour un challenge de vocabulaire en temps limité. Ensuite nous émettrons des hypothèses sur cette jeune fille : qui est-elle ? pourquoi est-elle là ? que s’est-il passé ? En homework ils devront imaginer ce que les personnages du tableau disent (Principal, secrétaire et jeune fille) « Make them speak ! »…les plus drôles seront affichés en classe 😉

Il y a beaucoup d’informations que je ne donne pas de suite : la fréquence des évaluations, le fonctionnement de la bibliothèque de classe, etc…Rien ne presse…Je mets les choses en place au fur et à mesure. Cela me permet aussi de « prendre la température » de mes classes avant d’annoncer des choses qu’au final je laisserai tomber (ça m’est déjà arrivé :/).

Je vous souhaite à tous et à toutes une excellente rentrée, des classes sympathiques et motivantes, et un emploi du temps de rêve !

Je vous laisse aller découvrir les premiers cours des collègues de ce blog hop :

Mes ressources

Jeu : Who is he ? Who is she ?

image à projeter au tableau, ou à photocopier en couleur (1 par ilot par exemple)

Le jeu vous le connaissez, c’est une sorte de « Qui est-ce ? ».

Les élèves ne doivent poser que des yes-no questions pour deviner un personnage.

Celui qui répond doit utiliser des réponses brèves.

Enjoy !

Outils

La fiche-navette

Dans l’article sur « Le cahier des élèves », je faisais allusion aux fiche-navettes que j’utilise avec tous les niveaux pour l’entraînement à l’expression écrite.

De quoi s’agit-il ?

Ce sont des fiches (des copies doubles en fait) destinées à « naviguer » plusieurs fois entre les élèves et moi. D’où leur nom !

L’objectif étant que l’élève revienne plusieurs fois sur son travail, le corrige, le complète…pour réellement progresser et atteindre un niveau satisfaisant pour lui…et moi !

Enfin, elles ne sont pas notées. Elles sont annotées 😉

Comment sont-elles « nées » ?

Pour de vrai ? Elles sont nées de mon ras-le-bol, à chaque évaluation, de devoir noter des expressions écrites très en dessous des attendus du niveau concerné ! De mon ras-le -bol, à chaque évaluation, d’entendre les mêmes complaintes d’élèves qui y allaient de leur « Mais madame c’est trooooop dur ! » « Mais je sais pas comment on dit moi ! » « J’ai pas d’idééééées ! »…

Il y avait longtemps que je n’étais pas du tout satisfaite de la manière dont je traitais cette compétence qui est, je dois le dire, la plus difficile pour les élèves, la plus anxiogène aussi !

Parce qu’autant ils parviennent toujours à se « débrouiller » à l’oral, autant ils renoncent carrément à la moindre difficulté à l’écrit, préférant même rendre une copie blanche en disant « de toute façon ça sert à rien, j’aurai zéro » !

L’an dernier, nous avons eu une formation établissement sur le thème de l’évaluation positive…comment faire pour que les évaluations ne soient plus source d’angoisse, de constat d’échec pour certains, et donc de perte de confiance en soi ?

Une des pistes évoquées était « le droit à l’erreur ». C’est ce qui a fait germer cette idée…

Comment je procède ?

Concrètement, en début d’année, je demande aux élèves d’avoir une copie double, grands carreaux, dans leur cahier (dans le rabat du protège-cahier 😉 ).

En haut de cette copie, ils collent la grille des compétences écrites à acquérir à leur niveau : dans une colonne, ce qu’ils doivent savoir déjà faire normalement, en face ce vers quoi ils doivent tendre (voir photo : j’ai une fiche par niveau, donc).

Pour cette grille je me suis largement appuyée sur les grilles proposées dans les manuels (« Piece of Cake » notamment) et j’ai essayé de rester simple.

Cette fiche va les suivre toute l’année (enfin…s’ils ne la perdent pas !) et on va simplement agrafer au fur et à mesure d’autres copies doubles à celle de départ (l’idée étant de se constituer l’équivalent d’un petit cahier d’écriture perso 😉 )

Au fil des séquences, je donne de petites expressions écrites en rapport avec ce que nous avons fait en classe. Par exemple, en 3°, quand nous avons travaillé sur les High Schools et les Cliques aux USA, le sujet n°1 était « Do you belong to a clique ? Who do you usually hang out with ? ». Avec les 5° et après avoir travaillé sur les boarding schools en Angleterre, le sujet était « Do you prefer your school or a boarding school ? Why ? »…

Les élèves écrivent le sujet sur la copie, l’item qui est à valider (il peut y en avoir 2 parfois) et rédigent leur écrit en dessous, en sautant 1 ligne (pour pouvoir se corriger) et en laissant une large à droite pour mes annotations.

Ils doivent réutiliser le vocabulaire vu en classe, les structures, etc…ils ont un délai pour me rendre leur premier jet.

Ce premier jet n’est PAS noté ! Je leur indique juste à quel niveau de maîtrise ils se situent : très satisfaisant, satisfaisant, fragile ou insuffisant.

Je souligne les fautes, je mets dans la marge la nature de la faute, et en commentaire si quelque chose manque ou pourrait être amélioré (exemple : pense à faire une petite phrase d’introduction / ici essaie de donner un exemple / décris un peu mieux ce personnage / utilise un synonyme / etc…)

…et je restitue les copies au cours suivant. Les élèves ont ensuite un nouveau délai pour faire les améliorations ou corrections demandées…et améliorer leur niveau de maîtrise.

Mais ça prend du temps, non ?

Honnêtement, je ne vais pas dire que non…mais finalement ça va assez vite puisque vous n’avez pas besoin de noter.

Certains (très peu…3 ou 4 par classe chez moi) ont un niveau de maîtrise très satisfaisant dès le premier jet ! Du coup cela me permet de valider cette compétence directement dans leur livret 😉

D’autres ont un niveau satisfaisant et je leur laisse le choix d’améliorer encore, ou pas, leur travail.

Tous les autres rendent un meilleur travail la deuxième fois !

Quel bilan ?

Le bilan, pour moi, est très positif !

  • je n’ai plus d’élèves qui rendent feuille blanche aux évaluations de fin de séquence ! Ils se souviennent toujours de quelques phrases de leur fiche, ils ont déjà réfléchi sur des sujets approchants en amont, donc ils se sentent plus en confiance.
  • le niveau des expressions écrites que je relève s’améliore vraiment !
  • même les plus faibles font l’effort d’essayer puisqu’ils savent qu’ils ne seront pas notés tout de suite et qu’ils pourront améliorer leur travail.

Voilà, j’espère avoir répondu à vos interrogations sur ces fiches 😀

Et vous ? Vous avez une technique pour faire travailler l’expression écrite ?