Organisation·Outils

Comment utilises-tu ton tableau ?

C’est le thème de notre BlogHop de mai 😀

Je ne me souviens pas avoir eu quelque conseil ou astuce que ce soit à ce sujet lors de ma formation initiale…

Le tableau fait partie des meubles de la classe, on ne le choisit pas (ou alors après de longues années, en suppliant notre précieux intendant 😉 ) mais il est celui sur lequel on s’appuie tout au long de la journée !

Blanc ou noir, interactif ou pas, qu’en faisons-nous ?

N’hésitez pas à visiter les autres blogs ( vous trouverez les liens en fin d’article ) pour découvrir de nombreuses autres idées pour l’utilisation de cet outil incontournable…

Quel type de tableau dans ta classe ?

Chez moi c’est à l’ancienne ! Pas de TBI, juste un bon vieux tableau noir, à craies…

Très poussiéreux ! Mon ordi et mon vidéo-projecteur n’aiment pas 😦

Par contre il est grand, et ça c’est TOP ! Un grand panneau central et deux panneaux latéraux qui se replient (très utile aussi 😉 )

As-tu des marottes ?

Alors oui !

Mon tableau est TRES organisé ! J’avoue qu’au début ce n’était pas le cas…J’étais en lycée, j’écrivais un peu partout, sous forme de notes, sans trop réfléchir!

Et puis je suis arrivée en collège….et là, devant l’avalanche permanente de questions (Madame, on écrit en rouge ? faut souligner ? combien de carreaux de la marge ? on saute une ligne ? c’est de quel côté ? on écrit à la suite ? j’ai plus de place madame, j’écris où ? !!!!!) j’ai vite compris qu’il allait falloir être plus qu’organisée : psychorigide ! lol !

Mon tableau est donc divisé en 3 parties. Ces 3 parties sont concrètement matérialisées à l’aide d’étiquettes plastifiées puis aimantées avec du scotch (merci Mrs Recht pour le tuyau !) : le panneau de gauche pour la date et le(s) objectif(s) du jour, celui de droite pour les devoirs pour le(s) cours suivant, les évaluations prévues, les dates importantes à venir.

(si vous cliquez sur les liens vous trouverez les documents en questions 😉 Very useful !)

Le panneau central est entièrement libre pour les activités du jour.

Ces étiquettes sont un vrai repère visuel pour les élèves et une aide à la copie de la trace écrite dans le cahier ! Ils savent tout le temps où trouver quelle information.

Au-dessus du tableau, tout le long, je dispose des cartes, plastifiées elles aussi, avec les dates et évènements principaux de l’histoire des USA dont nous parlons au fil de l’année (surtout en 3ème) . Je les dispose comme une frise chronologique. Mine de rien les élèves les ont sous les yeux toute l’année et finissent par retenir quelques repères !

Tadaaaam…voilà le tableau après un cours de 6ème où nous avons travaillé les questions.

Qui l’utilise et à quel moment ?

Le plus souvent, je l’avoue, c’est moi qui utilise le tableau.

Pour la trace écrite, bien sûr. Mais aussi pour faire des schémas, pour garder trace de mots utilisés par des élèves à l’oral, pour centraliser les idées façon mindmap, etc…

Mais les élèves sont aussi bienvenus au tableau ! Et de plus en plus souvent. C’est ce qui est super au collège : ils adorent !

Quelques activités possibles :

  • en début de cours, quand il y a du vocabulaire ou des verbes irréguliers à apprendre, il m’arrive d’envoyer 2 élèves au tableau. Chacun se positionne derrière un volet et écris les mots ou verbes qu’il fallait savoir. Puis on rabat les 2 volets, les 2 élèves comparent leurs réponses et le reste de la classe peut corriger ou commenter aussi.
  • on peut faire le même exercice en début d’année quand on travaille sur les consignes : « draw a house », « write the date », etc…On peut demander aux autres de faire en même temps sur une ardoise blanche (très utile l’ardoise blanche en 6ème !!! ).
  • en mode « support aimanté »…j’utilise beaucoup de flashcards plastifiées et aimantées comme vue plus haut, pour des activités de type « listening comprehension » par exemple : des images tirées d’un livre disposées en désordre, je lis le livre aux élèves et ils doivent remettre les images en ordre. Ils viennent déplacer les flashcards au tableau pour reconstituer l’histoire.
Séance de listening comprehension, 6èmes : je lis une histoire et ils viennent au tableau déplacer les images pour les remettre dans l’ordre.

Des problèmes à résoudre ?

GRRRRR ! oui !!!! Mon écran enroulable pour le vidéo-projecteur, situé juste au dessus du tableau. Quand je le déroule…je n’ai plus de tableau ! L’idéal serait un tableau blanc sur lequel projeter ET écrire…Encore plus de possibilités d’activités !

Voilà…vous pouvez lire d’autres articles sur le même sujet sur les blogs partenaires de ce Bloghop :

N’hésitez pas à commenter et partager vos usages sous cet article !

Bonne semaine à tous !

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Et alors, la semestrialisation, c’est bien ?

photo du net…

C’est la question qui revient à chaque fois que je dis que notre collège tente cette expérience cette année…

L’an dernier, notre chef nous a soumis un projet de semestrialisation. Un essai. Pour voir. Parce qu’aussi beaucoup d’établissements dans notre bassin y étaient déjà passés depuis quelques temps.

Même si nous étions plutôt partants, certaines réticences se sont fait sentir : allait-on avoir plus ou moins de réunions ? Si les élèves se « noyaient » au premier semestre, comment allait-on tirer la sonnette d’alarme avant le second semestre ? …

Et bien finalement, alors que nous entamons le second semestre, je crois qu’aucun de nous ne reviendrait en arrière !

Je vous dis pourquoi… 😉

Comment on fonctionne …

  • le premier semestre va du 3 septembre au 1er février
  • le second du 2 février à fin juin (plus tôt pour les 3èmes)
  • nous émettons des relevés de notes à chaque mi-semestre : un simple relevé des notes que vous avez entrées dans Pronote, sans commentaires (donc pas de travail supplémentaire pour nous 😉 )
  • Nous faisons une réunion d’équipe à mi-semestre, 1 heure proposée par le prof principal de la classe, sur un créneau que nous décidons ensemble, pour parler des cas problématiques seulement. Eventuellement on décide à ce moment là de rencontrer tel ou tel parent, on les met en garde si besoin…ça va très vite !
  • Juste après ces réunions nous avions la réunion parents-profs où, du coup, nous avions pas mal de « matériel » pour pouvoir parler avec eux de leur enfant
  • Les conseils de classe du premier semestre ont eu lieu la dernière semaine de janvier.

Pros

Il y en autant du côté élèves que du côté professeurs…

  • Fini de courir après les notes, lorsque à 2 ou 3 semaines de la fin du trimestre on s’aperçoit que l’on « n’a pas assez de notes »…le semestre est long, vous avez tout le temps devant vous. Cela se ressent surtout au premier semestre…Avec tout ce qu’il y a à mettre en place en début d’année, on peine parfois à évaluer dès le début. Là, plus d’inquiétude : vous installez tranquillement votre routine, les élèves ont le temps de voir comment vous fonctionnez…
  • Les élèves sont moins stressés je trouve. L’échéance du premier trimestre est quand même un sacré truc pour les sixièmes ! Là, ils ont jusque fin janvier pour prendre leurs marques et intégrer ce que l’on attend d’eux.
  • On cerne bien mieux les élèves lors du conseil de classe, au moment de remplir les bulletins, on a eu largement le temps de les connaître et de les voir évoluer (ou pas).
  • Les élèves sentent aussi qu’ils ont le temps de « se rattraper » si une mauvaise note arrive. Encore une fois, le semestre est suffisamment long pour que vous puissiez avoir beaucoup de notes, ce qui évite de voir la moyenne chuter pour un « accident » sur une évaluation.
  • Côté planning…quand nous étions sous le régime des trimestres, la fin du 1er trimestre arrivait fin novembre…mais comme les vacances de Noel étaient quasiment tout de suite après les conseils de classe, les élèves ne réalisaient pas toujours qu’en décembre le second trimestre avait DEJA commencé…ils attendaient tranquillement janvier…(enfin, chez nous, c’est ce que nous constations)…et il était bien souvent trop tard pour le fameux sursaut d’effort que certains étaient censés fournir.
  • Idem pour le troisième trimestre réduit une peau de chagrin pour les troisièmes : pas le temps de démarrer qu’il était fini !

Cons

Sincèrement…je n’en vois aucun ! J’ai beau chercher…non…vraiment.

La seule contrainte pour les troisièmes, c’est que la semestrialisation implique que les fameuses fiches d’orientation doivent être remplies plus tôt. En général elles sont remplies pour le second trimestre (pour les conseils vers mars donc). Là, comme il n’y a que 2 conseils de classe, les premiers voeux d’orientation doivent être formulés dès le mois de janvier pour le conseil du premier semestre.

Voilà…j’espère avoir répondu à vos interrogations. Si j’ai oublié quelque chose n’hésitez pas à me poser la question en commentaire, et si vous êtes vous aussi semestrialisés, j’aimerais beaucoup lire vos avis 😉

Cheerio !

Organisation

Comment prépares-tu tes cours ?

C’est LA question que l’on voudrait tous poser à un collègue quand on débute ! En tous cas c’est VRAIMENT celle qui était ma priorité quand j’ai commencé ! J’avais bien le fameux « cours type » de l’IUFM (à l’époque…) dans mes papiers…mais par quel bout prendre tout le travail en AMONT ? Avant même d’être devant les élèves ?

Malheureusement je n’avais personne autour de moi pour y répondre, nous étions tous néo-titulaires dans ce lycée et nous avons appris sur le tas…

Pas d’internet à l’époque (si, si, je vous jure ! #maiscommentonfaisait ), pas de blogs ou de pages Facebook où chercher une planche de salut ! lol !

Et la question est souvent « tabou » on dirait…je n’ai pas rencontré beaucoup de collègues qui soient prêts à montrer les coulisses de leur travail…

C’est tout l’intérêt du Blog Hop que l’on vous propose ce mois-ci #merciMrsRecht 😉 Vous allez pouvoir avoir un aperçu de 6 manières de faire, peut-être toutes différentes, peut-être similaires dans certains points…

Donc après ChezChris, Good Morning Miss et Mrs Recht, voilà venu mon tour de venir vous parler de cette étape incontournable.

Je ne suis pas sûre d’être la plus rigoureuse, ni la plus organisée pour vous parler de ce sujet, mais je peux essayer de vous expliquer comment je m’y prends…Oserais-je vous montrer un de mes brouillons ? On verra…

Bien sûr, vous retrouverez en fin d’article les liens vers les blogs partenaires de ce hop 😉

Et un petit freebie en cours de route …

Par où je commence, donc ???

Par la fin !

La tâche finale, la production finale, le challenge…quel que soit le nom que vous lui donnez…

Dès que je sais que je veux travailler sur tel thème ou telle unité dans un manuel, je commence par réfléchir à ce que je voudrais que les élèves soient capables de PRODUIRE en fin de séquence.

Puis je réfléchis à « rebrousse poil » ! De quoi les élèves vont-ils avoir besoin pour réussir cette tâche ? En terme de vocabulaire, de structures, de compétences transversales (savoir faire un diaporama, savoir enregistrer un audio, une vidéo, savoir partager sur un mur collaboratif…ou autre…), par quels documents je vais amener tout ça ?

Une première phase de brainstorming…

Je commence par mettre toutes mes idées sur une feuille A4, un brouillon qui ressemble à ça…c’est-à-dire….pas grand chose !

phase gribouillage !

Et celui-là est lisible ! Parfois ça part dans tous les sens :/

Sur ce brouillon je note donc :

  • la tâche finale prévue, et les modalités de sa réalisation (tâche individuelle, en groupes, en binômes…, tâche orale ? écrite ? … réalisée avec la tablette ? en salle info ? à la maison ? etc…)
  • les outils langagiers dont les élèves vont avoir besoin
  • les docs en stock que je veux utiliser
  • les docs que je dois chercher parce que je ne les ai pas encore en stock ou que je veux renouveler…
  • les pages du manuel / du WB que je compte utiliser
  • les étapes (en résumé) : comment je vais enchaîner les activités, dans quel ordre.

La mise au propre formatée

Puis je me mets à l’ordi…et je mets tout cela au propre.

J’ai une préparation « type » que je complète avec mes notes. J’utilise le même code couleurs à chaque fois pour m’y retrouver d’un coup d’oeil en classe :

  • en vert les étapes de la séquence
  • en jaune : les différentes étapes dans une séance (warm-up ou anticipation / activité du jour / notebook / homework)
  • en rose : les consignes que je prévois de donner aux élèves
  • en bleu, parfois, les phrases-modèle pour le cahier

J’essaie parfois d’anticiper les traces écrites, mais très peu finalement car je préfère qu’elles viennent des élèves.

La préparation des documents récurrents

Il y a des documents que les élèves retrouvent dans chaque séquence :

  • la liste de vocabulaire
  • la liste de verbes irréguliers (pour les 5ème, 4ème et 3ème) associée au thème de la séquence (je ne fais pas apprendre les verbes irréguliers par ordre alphabétique…)
  • la fiche des objectifs de la séquence (cliquez pour obtenir le freebie) que les élèves collent dans leur cahier en début de séquence
  • le diaporama avec les consignes pour la tâche finale…
La fiche des objectifs donnée aux élèves en début de séquence

Pour tous ces documents, et afin de gagner un temps précieux, j’ai des « gabarits » dans mon ordinateur, dans un dossier intitulé « Editable documents » . Il me suffit de compléter chaque gabarit à chaque nouvelle séquence.

L’autre avantage, à part le gain de temps personnel : c’est un repère pour les élèves, ils reconnaissent d’emblée les fiches et s’y retrouvent mieux puisqu’elles sont toujours présentées de la même manière.

Et tu suis le manuel ?

Etant en collège, les élèves ont un manuel ET un workbook.

Personnellement, j’aime mixer !

Donc quand j’en suis à ma phase de brainstorming, je feuillette le manuel et sélectionne ou élimine les documents proposés. Il m’arrive de remplacer un audio par un autre que je préfère, de proposer une vidéo au lieu de l’audio prévu, etc…

L’an prochain je pense ne pas faire acheter le workbook aux plus grands car c’est vraiment un fil à la patte pour moi !

Voilà…vous savez tout…enfin je crois…si vous avez des questions, n’hésitez pas !

Et si vous voulez d’autres pistes, d’autres points de vue ou façons de faire, allez donc lire les articles de mes collègues de la « Team du Net » , vous verrez, certaines sont des AS de la préparation !

C’est par ici :

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La prise de parole lors des « listening comprehension »

C’est une question que l’on m’a posée sur la page Facebook, encore une fois… 😉

Comment encourager la prise de parole lors de la phase de restitution d’une « listening comprehension » ?

Lors des restitutions, il est vrai qu’il est parfois difficile d’obtenir des réponses venant de plus de 4 ou 5 élèves, généralement les plus à l’aise, ceux qui, on le sait, ont déjà presque tout compris à la première écoute !

Et les autres alors ? Comment faire pour qu’ils aient malgré tout la possibilité de partager ce qu’ils ont entendu ?

Grille ou pas grille ?

Pour moi, plus de grilles !

La grille, ça a surtout un côté rassurant pour NOUS, les profs !

Mais mettons-nous à la place d’un élève, et voyons les difficultés qu’il va rencontrer AVANT même d’écouter le document :

  • cette grille, elle se lit comment ? Parce que vous aurez remarqué les multitudes de tableaux proposés dans les workbooks de nos manuels…jamais la même grille ! Du coup, pour ce qui est du « transférable »… pas top !
  • dans cette grille il y a des mots que l’élève ne comprend pas toujours !
  • les informations entendues vont dans quelle colonne ? quelle case ? c’est dans l’ordre de la grille ou pas ???? Autant de questions qui vont d’emblée parasiter le cerveau de nos petits « dys » pour lesquels les tableaux à plusieurs entrées sont de vrais cauchemars !

Dons…pas de grille ! Et vous allez voir que passées les premières fois où vous allez devoir adapter votre façon de faire, vous allez A-DO-RER !

Comment je procède ?

Tout d’abord, je précise que ma classe est en îlots…

  • lors de la première écoute, j’interdis à quiconque de noter quoi que ce soit ! #bigbrotheriswatching !
  • deuxième écoute avec une feuille de brouillon cette fois. La consigne est toujours la même : « write all the words that you recognize ». En vrac. Chacun pour soi.
  • ensuite je laisse quelques minutes pour que les membres de chaque îlot comparent leurs notes.
  • troisième écoute, chaque îlot complète si besoin, vérifie.

C’est alors qu’intervient la restitution.

Je demande à chaque îlot de compter combien d’informations ils ont notées.

Et je commence par demander à l’îlot qui en a noté LE MOINS : « What words did you write on your paper ? ». J’écris les mots au tableau, en vrac ou un élève de l’îlot se porte volontaire pour le faire (ils adorent, surtout les petits).

Puis je passe à l’îlot qui a noté quelques infos en plus, un élève vient compléter au tableau ce qu’il a EN PLUS par rapport au premier.

Je procède ainsi jusqu’à l’îlot qui a noté le plus d’informations, voire des expressions complètes, des renseignements implicites, etc…

Chaque îlot apporte sa pierre à l’édifice et les élèves en difficulté interviennent dès le début, quand c’est « facile ».

Le recap en collaboratif

Pour l’étape du recap, j’écris les fameux WH-words au tableau, et je demande aux élèves si, avec les mots notés jusque là (souvenez-vous, ils sont en « vrac »), ils peuvent répondre aux questions WHO ? WHEN ? etc… Nous faisons du classement d’informations en quelque sorte ! Et de la déduction, on émet aussi des hypothèses.

S’il y a des informations incertaines, nous ré-écoutons une dernière fois pour confirmer ou infirmer ce que nous avions imaginé.

Pour finir, une fois cette étape terminée, les élèves doivent récapituler tout cela en faisant des phrases que nous notons en trace écrite dans le cahier. Chaque îlot fait une phrase, l’îlot suivant enrichit ou corrige ce qui vient d’être dit.

Je n’ai jamais de trace écrite préparée ! Si les élèves n’ont pas tout entendu, je n’insiste pas pour leur faire dire l’info que je veux absolument qu’ils disent parce que je l’avais prévue dans la trace écrite.

En français ou en anglais ?

Lors des séances d’entraînement à la compréhension en classe, je demande aux élèves de restituer en anglais.

Mais lors des évaluations, et si je ne veux évaluer QUE ce que les élèves ont COMPRIS, la seule solution, je trouve, c’est de demander une restitution en français. Il n’y a que comme cela que l’on peut être sûrs qu’ils ont compris !

Sur leur feuille d’évaluation, ils dessinent un cadre dans lequel ils notent les mots entendus (comme sur leur brouillon en classe, du coup je peux voir ce qu’ils ont vraiment entendu, même si c’est écrit en phonétique…), puis je leur laisse quelques minutes pour classer leurs infos et écrire leur résumé, en français, de ce qu’ils ont compris.

Et je suis toujours agréablement surprise de voir, au final, et malgré leurs grimaces pendant l’évaluation, le nombre d’élèves qui ont compris l’essentiel !

Et une dernière petite activité pour la route….

En fin de cours, quand tout le monde a noté la trace écrite élaborée en commun, j’aime bien effacer des mots dans cette trace écrite, les mots clés souvent…mais pas seulement ! Parfois les « link words » ou les adjectifs…tout dépend ce que je veux leur faire travailler…

Ensuite petit exercice de mémoire à court terme : reconstituer les phrases à l’oral en complétant les « blanks », cahiers fermés bien sûr. Ils adorent faire ça ! Tout le monde peut participer, et cela avance leur travail d’apprentissage de la leçon. On peut faire un jeu de chaîne d’un îlot à l’autre par exemple.

Bien sûr, on peut encore varier les façons de restituer ce que l’on a entendu, ainsi que la phase d’anticipation AVANT l’écoute, dont je n’ai pas parlé ici.

Alors n’hésitez pas à partager vos idées en commentaire !

Cheerio !

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Re-motiver ses élèves

On m’a récemment demandé sur ma page Facebook comment faire pour, je cite, « motiver les élèves qui n’ont plus envie car trop de lacunes » ?

Sacré question, la motivation ! Avec elle, on peut soulever des montagnes, mais sans elle, même le meilleur élève peut s’étioler et devenir très vite médiocre…

Pour tout vous avouer, je n’ai pas LA solution miracle !

If only….

Mais des élèves en difficulté, on en a tous, et je ne déroge pas à la règle. Je peux tenter de vous dire ici comment j’essaie de remédier à cela, avec mes élèves…et mes modestes moyens !

Laisser le droit à l’erreur

C’est la première chose dont je parle à mes élèves : les « fautes ».

Pour eux, c’est ce qu’il ne faut surtout pas faire ! Beaucoup ont tellement peur de « faire des fautes » qu’ils finissent par préférer ne pas faire du tout !

Donc, première chose dans ma classe : je ne corrige pas TOUT !

Je ne sais pas si c’est bien ou mal vu d’un oeil d’inspecteur…je m’en moque un peu pour tout vous dire ! Si ce que l’élève dit ou écrit est un message compréhensible…et bien le but est atteint ! Je ne coupe pas la parole d’un élève qui s’exprime s’il se fait comprendre. Si on arrête les élèves à chaque mot, c’est vite insupportable pour tout le monde. Par contre, à la fin de la prise de parole, je demande aux autres « Any remark ? Was that OK ? »…ils auront parfois noté une ou deux fautes, mais on ne reprend pas TOUT.

Deuxième chose : on a le droit de recommencer pour faire mieux.

C’est tout le but des fiche-navettes dont j’ai aussi déjà parlé ici. Le droit de recommencer un travail écrit et de l’améliorer en suivant les annotations du professeur dans la marge.

Pour finir, sur le droit à l’erreur, certains collègues pratiquent le « Request to Retest ». Un élève qui aurait « raté » une évaluation a la possibilité de demander à la repasser : il remplit un billet pré-imprimé où il indique les raisons, selon lui, pour lesquelles il a raté son test (ex : je n’avais pas compris un point précis, je n’ai pas eu le temps de réviser parce que…etc…), et ce qu’il compte faire pour améliorer sa note (ex : je vais refaire les exercices sur ce point, etc…). J’avoue ne pas encore avoir testé ceci, mais si un élève me demande simplement de repasser un test, on trouve ensemble un moment pour le faire.

Chacun selon ses possibilités

Depuis maintenant 2 ans, et grâce à Mrs Recht et ses « Memory Challenge » inspirés du livre de Claudine Martina, je me suis mise aussi à donner aux élèves des listes de vocabulaire au début de chaque nouvelle séquence.

La liste est établie par moi, en fonction du vocabulaire qui sera vu au fil de la séquence. Et je donne la traduction en français…Aïe…je sais…c’est paaaaas bien ! Mais arrêtons de tourner autour du pot ! Faire un petit dessin, un mime, donner un synonyme…c’est très bien en classe, mais une fois à la maison, face à leur cahier, seuls parfois parce que les parents ne sont pas disponibles ou n’ont pas de grands souvenirs de leurs cours d’anglais…une bonne « fiche de vocabulaire à l’ancienne », c’est bien pratique !

Pour en savoir plus sur ces « Memory Challenge », je vous encourage à lire l’article de Mrs Recht ici .

Mais en résumé, chaque mot « vaut » un nombre de points et chaque élève choisit d’apprendre le nombre de mot qu’il se sent capable d’apprendre pour le test. Vous seriez surpris de voir à quel point cela change TOUT !

Depuis que je procède ainsi, je n’ai plus jamais d’élèves qui rendent feuille blanche…Tous apprennent…même si ce n’est que 5 ou 10 mots. TOUS réclament la fiche dès le début de la séquence et sont pressés de faire le test ! Ils savent qu’ils peuvent avoir une excellente note, ils sont à fond ! Et même si ce test ne compte « que » coefficient 1 dans leur moyenne, pour certains qui n’ont jamais récolté de note au-dessus de 10, c’est beaucoup ! Ils sont fiers de leur note !

Donner envie ? Le ludique à fond !

On n’est pas là pour s’amuser…Ok…mais si on s’amuse, c’est mieux non ?

Encore aujourd’hui, l’AVS d’un de mes petits sixièmes me disait qu’elle aimait bien venir en cours parce que c’était souvent ludique et « les petits ils aiment ça ! »…j’aime autant vous dire que ça m’a fait chaud au coeur !

Souvent en 6° et 5° les manuels proposent des petites activités ludiques pour fixer les apprentissages (un jeu de mime pour le présent en be-ing ou le vocabulaire des métiers, une partie de bingo pour les chiffres en 6°, des mots mêlés ou un hangman pour le vocabulaire…etc…).

Mais en 4° et 3° on oublie souvent le ludique, pensant certainement « qu’ils sont trop grands », qu’ils vont « trouver ça ridicule »…

Et bien la bonne nouvelle c’est que vous pouvez y aller à fond ! Les mimes ça marche toujours, une partie de « Noughts and Crosses » peut s’adapter avec n’importe quel point de grammaire (exemple ici), idem pour le « petit bac » qui peut se jouer non seulement avec des familles de mots, mais aussi des familles de sons…un jeu de « cadavre exquis » peut permettre à chacun de participer à un exercice de « creative writing » tout en s’amusant…

Et quand le jeu s’en mêle, je peux vous dire que TOUS veulent participer. On réserve souvent ces activités aux veilles de vacances, mais elles fonctionnent très bien en warm-up ou pour réviser avant une évaluation.

Le net fourmille d’idées, vous en trouverez beaucoup Chez Chris qui fabrique ses propres jeux de Dobble ou Bingo, mais si vous avez l’âme joueuse, beaucoup de jeux simples peuvent s’adapter en un clin d’oeil !

Le travail en îlots

Je ne vais pas développer ici, mais même si les îlots génèrent plus de bruit, je ne reviendrai pas en arrière !

Les îlots sont la configuration que je préfère car les élèves peuvent mutualiser leurs connaissances, ré-expliquer une consigne à celui ou celle qui n’aurait pas compris et avec LEURS MOTS A EUX (oui, je sais, nous on n’y comprend rien, mais eux ils savent ! lol), avoir sous les yeux les travaux de leurs camarades pour s’inspirer et se motiver, etc…

Les élèves en difficulté ne se retrouvent plus isolés, pétrifiés face à leur cahier, ils font partie d’un groupe et peuvent prendre part aux activités à LEUR MESURE.

En résumé…

…et si ce ne sont pas des idées révolutionnaires, chacune de ces petites actions peut grandement améliorer le climat de votre classe, votre relation avec vos élèves (je n’ai jamais eu autant d’élèves qui viennent me parler à la fin du cours que depuis ces 2 ou 3 dernières années) et leur relation à eux avec le cours d’anglais.

Et vous ? Vous avez des astuces à partager ?

Outils

Le cahier des élèves

Cahier ou classeur ? Quel support avez-vous choisi pour vos élèves ?

Et une fois votre choix fait, comment organisez-vous ce cahier au mieux pour qu’il soit à la fois un outil de référence pour les élèves et un espace pour s’exprimer ?

Je réponds ici à l’invitation de ma collègue-bloggeuse Mrs Recht, et à ces questions dans cet article. Et si le coeur vous en dit, en fin de lecture vous trouverez les liens vers les blogs d’autres professeurs d’anglais qui vous disent tout elles aussi ! (et oui ! Que des filles !)

Quel support ?

Dans notre collège, nous devons « harmoniser » notre choix de support par matière (donc la marge de liberté est quasi inexistante), et les formats 24 x 32 ne sont pas autorisés car ils alourdissent les cartables…c’est bien dommage car ils offrent l’avantage d’être exactement au format A4 et donc de nous éviter la laborieuse étape des découpages, surtout avec des sixièmes ! #restonszen

En anglais, nous avons donc pour tous les niveaux des cahiers format 21 x 29,7 grands carreaux pour une écriture plus aérée, et sans spirales pour la longévité ! Et je me suis adaptée à ce format : soit je « reformate » mes documents avant de les photocopier pour les élèves (d’ailleurs je consomme beaucoup moins de photocopies puisque je fais en sorte, si possible, de mettre 2 copies sur 1 feuille A4) ou bien je découpe moi-même (si, si…) au massicot avant de distribuer aux élèves.

Pour ce qui est du nombre de pages, il est laissé au choix des familles. Je ne suis pas fan des cahiers 48 pages. C’est vraiment peu et au moment où les élèves changent de cahier en cours d’année, fatalement, ils n’ont plus sous la main certains documents qui ont été distribués en début d’année…Je comprends toutefois les choix des familles qui achètent des lots de cahiers au supermarché pendant l’été. Donc je m’adapte là aussi !

Enfin, pour protéger le tout, je suggère aux élèves d’investir dans un protège-cahier à rabats/pochette. C’est un peu cher, donc aucune obligation, certains agrafent simplement une pochette plastique à la couverture du cahier. Chaque élève a une fiche-navette pour l’entraînement à l’expression écrite, fiche que je leur demande d’avoir toujours dans leur cahier. La pochette du protège-cahier permet de ranger cette fiche, entre autres.

Que trouve-t’on dans le cahier ?

Pour tous les niveaux j’adopte le même fonctionnement #keepitsimple !

Je commence toujours par dire aux élèves que ce cahier est leur outil principal. Ils doivent pouvoir y retrouver TOUT ce dont ils ont besoin pour faire leurs exercices et réaliser leur tâche finale. Il doit aussi être propre pour donner envie d’être consulté (en 4° et 3° cela devient un vrai challenge pour certains !). Et c’est aussi un endroit où ils doivent pouvoir s’entraîner.

Je prends donc le temps, en début d’année, d’installer ce cahier avec eux, et je prends aussi le temps, au moins une fois au premier trimestre, de tous les passer en revue. J’ai la chance d’avoir ma salle et un emploi du temps où j’ai des plages « libres » pour y travailler. Donc les élèves me les laissent au fond de la salle en quittant le cours, et je les feuillette dans la foulée. Je ne corrige pas TOUT, mais gare à eux s’il est incomplet ou trop brouillon !

  • La page de garde : pour les 6° et 5°, je distribue dès le premier cours une page de garde (merci ChezChris !) qu’ils doivent colorier et compléter pour le cours suivant. Ils ont le choix parmi plusieurs motifs, tous en rapport avec le monde anglophone. Chacun y trouve son bonheur et avec le côté « coloriage » ils ont l’impression de personnaliser leur cahier. Pour les 4° et les 3°, la création de la page de garde est une tâche en elle-même avec des consignes, une grille de critères et…une note ! En général, cela permet à tous de commencer l’année sous de bons auspices…mais pas toujours ! Cela me permet donc de voir d’emblée qui est dans de bonnes dispositions, ou qui ne l’est pas. Qui peut suivre des consignes simplissimes ou qui n’en fait qu’à sa tête.
  • A l’intérieur de la couverture, face à la page de garde donc, les élèves collent une fiche avec les QRcodes des sites ou applications que nous allons utiliser dans l’année. Utile pour ne pas avoir à redonner l’adresse des sites à chaque fois !
  • La fin du cahier est dédiée à la phonétique et la méthodologie (ou AP). Je donne en début d’année une grille « My phonetics chart » qui tient sur 2 pages face à face et que nous complétons au fil de l’année avec les mots nouveaux vus en classe. Puis nous collons au fur et à mesure les fiches de méthodologie que nous travaillons en classe. Cela évite qu’elles soient perdues au milieu des traces écrites de leçons.
  • Sur la couverture intérieure de la fin du cahier, les élèves collent un « bonus collector », une grille toute bête, que je donne en début d’année aussi. Nous fonctionnons avec Bloggers et je me suis procurée les stickers pour l’évaluation positive. Chaque fois qu’un élève fait des efforts, progresse dans une compétence, ou se montre particulièrement actif, démontre un talent particulier, etc…je lui donne un sticker. Au bout d’une ligne complétée (comme au loto !) ils gagnent 1 point supplémentaire sur l’évaluation de leur choix. #onsemotive !
  • Enfin, les évaluations, une fois corrigées, restent à la maison dans une pochette (ou pas d’ailleurs…je ne vérifie pas !)

Quid de la trace écrite ?

Le repère est le tableau !

Je présente le tableau comme un « cahier géant » ! La date en haut à gauche, l’objectif en dessous en rouge, puis le titre de la leçon (souvent le titre donné dans le livre, et j’ajoute le numéro de la page du livre entre parenthèses à côté).

Je ne donne pas de code couleur particulier, juste le rouge pour ce qui est nouveau ou important : mots nouveaux, règle de grammaire, phonétique…

Les mots nouveaux sont soulignés en rouge, et reportés dans la marge du cahier avec un synonyme, un dessin sommaire ou la traduction selon les cas.

La phonétique est notée directement sous le mot, entre crochets.

Et les exercices sont faits au crayon, à la suite de la leçon. Il y a quelques années, je dédiais la fin du cahier aux exercices, mais alors ceux-ci étaient totalement déconnectés des leçons et, très vite, on ne s’y retrouvait plus !

Petite séance sur Thanksgiving avec juste une carte mentale de ce que les élèves savaient déjà…j’ai juste « injecté » un peu de vocabulaire…

En début de séquence, je distribue aux élèves une fiche « Objectifs » qui récapitule ce qui sera abordé au niveau culturel, lexical, grammatical et phonologique. La tâche finale est aussi annoncée sur cette fiche, ainsi que les éventuelles tâches intermédiaires. Ainsi les élèves peuvent y réfléchir au fur et à mesure que nous progressons vers ces tâches.

La fiche « en-tête » de début de séquence

Cette fiche est collée comme en-tête de la première page de la séquence. Elle permet de se repérer dans le cahier et en fin de séquence elle permet aux élèves de vérifier qu’ils ont révisé tout ce qu’il fallait avant l’évaluation.

Dès le début de la séquence, je donne aussi aux élèves une liste du vocabulaire que nous allons rencontrer dans la séquence (ou dont ils pourraient avoir besoin). La fiche est sous forme de tableau à 2 colonnes : anglais / français #ohmygod ! Je sais…c’est mal… mais c’est pratique ! Je remarque que tous les élèves s’en servent et s’y réfèrent pendant le cours, qu’ils apprennent plus de vocabulaire et qu’ils ont leurs méthodes aussi parfois (certains commencent à surligner les mots qu’ils connaissent déjà dès que je donne la fiche !). Cette fiche est collée tout de suite après les objectifs de la séquence.

Le cahier de secours

Ce cahier, que je mets moi-même en place et garde en classe, est en quelque sorte la « copie conforme » de ce que les élèves doivent avoir dans LEUR cahier. Il est à la disposition de ceux qui ont été absents à un ou plusieurs cours (cela évite qu’un camarade doive prêter son cahier), de ceux qui veulent vérifier qu’ils sont bien à jour, des « retardataires » qui n’ont pas eu le temps de tout noter…bref, c’est le « sauveur » de pas mal d’élèves !

Ce cahier reste en classe…depuis que j’ai eu la fausse bonne idée de permettre à un élève de cinquième de l’emmener à la maison car il avait été longtemps absent…Je n’ai jamais revu ni l’élève, ni le cahier ! Once bitten, twice shy !

J’utilise ce cahier de 2 façons : au premier trimestre, je copie moi-même la trace écrite qui est au tableau, en même temps qu’eux, dans le cahier. Je note la date, l’objectif, je colle les éventuels supports, je les complète, je souligne, surligne, etc…bref, je me mets exactement « à la place de l’élève ».

Puis, au second trimestre, quand les élèves ont bien pris le « pli », je commence à déléguer. Et quand un élève a oublié son cahier, plutôt que de noter le cours sur une feuille volante, il complète le « cahier de secours »…et je surveille. Cela a 3 avantages :

  • il est occupé et arrête de papillonner !
  • il est obligé de s’appliquer parce que je le surveille 😉 #thedevilinme
  • je suis tranquille pour circuler dans les îlots !

Et ça fonctionne ?

Je dois dire que rien n’est jamais parfait, et que je suis toujours en recherche d’idées pour améliorer cet outil !

Pour le moment ce fonctionnement me convient. Il est dirigé mais pas trop. Je sais que si je mets trop de codes et de « règles » je ne m’y tiendrai pas sur le long terme 😉

Le plus dur pour moi reste d’accepter que certains n’auront JAMAIS un cahier correct, quelle que soit la matière. Ils sont brouillons, ils oublient, ils copient avec des fautes…ils ne collent pas les feuilles au bon endroit…Et pourtant je passe dans les îlots, je surveille…mais avec 30 élèves par classe les mailles du filet sont extra larges !

J’essaie toujours d’apporter une amélioration à chaque rentrée (Never stop learning !). Les deux nouveautés cette année étaient les QRcodes et les fiche-navettes. Dans les deux cas c’est un succés, donc je poursuivrai l’an prochain.

Ce qui ne me satisfait pas totalement, c’est la fiche donnée en début de séquence…Elle a le mérite d’être pratique, mais les élèves sont passifs (même s’ils la lisent). L’idéal serait qu’ils la complètent eux-même…mais j’avoue que pour le moment je n’ai pas encore essayé. Peut-être un objectif pour le prochain trimestre ?

Et ailleurs ?

Si vous voulez découvrir d’autres articles à ce sujet, allez donc faire un tour sur les pages suivantes :

Et n’hésitez pas à commenter ou poser des questions, j’y répondrai avec plaisir !

 

Mes ressources

Jeu : Who is he ? Who is she ?

image à projeter au tableau, ou à photocopier en couleur (1 par ilot par exemple)

Le jeu vous le connaissez, c’est une sorte de « Qui est-ce ? ».

Les élèves ne doivent poser que des yes-no questions pour deviner un personnage.

Celui qui répond doit utiliser des réponses brèves.

Enjoy !

Outils

La fiche-navette

Dans l’article sur « Le cahier des élèves », je faisais allusion aux fiche-navettes que j’utilise avec tous les niveaux pour l’entraînement à l’expression écrite.

De quoi s’agit-il ?

Ce sont des fiches (des copies doubles en fait) destinées à « naviguer » plusieurs fois entre les élèves et moi. D’où leur nom !

L’objectif étant que l’élève revienne plusieurs fois sur son travail, le corrige, le complète…pour réellement progresser et atteindre un niveau satisfaisant pour lui…et moi !

Enfin, elles ne sont pas notées. Elles sont annotées 😉

Comment sont-elles « nées » ?

Pour de vrai ? Elles sont nées de mon ras-le-bol, à chaque évaluation, de devoir noter des expressions écrites très en dessous des attendus du niveau concerné ! De mon ras-le -bol, à chaque évaluation, d’entendre les mêmes complaintes d’élèves qui y allaient de leur « Mais madame c’est trooooop dur ! » « Mais je sais pas comment on dit moi ! » « J’ai pas d’idééééées ! »…

Il y avait longtemps que je n’étais pas du tout satisfaite de la manière dont je traitais cette compétence qui est, je dois le dire, la plus difficile pour les élèves, la plus anxiogène aussi !

Parce qu’autant ils parviennent toujours à se « débrouiller » à l’oral, autant ils renoncent carrément à la moindre difficulté à l’écrit, préférant même rendre une copie blanche en disant « de toute façon ça sert à rien, j’aurai zéro » !

L’an dernier, nous avons eu une formation établissement sur le thème de l’évaluation positive…comment faire pour que les évaluations ne soient plus source d’angoisse, de constat d’échec pour certains, et donc de perte de confiance en soi ?

Une des pistes évoquées était « le droit à l’erreur ». C’est ce qui a fait germer cette idée…

Comment je procède ?

Concrètement, en début d’année, je demande aux élèves d’avoir une copie double, grands carreaux, dans leur cahier (dans le rabat du protège-cahier 😉 ).

En haut de cette copie, ils collent la grille des compétences écrites à acquérir à leur niveau : dans une colonne, ce qu’ils doivent savoir déjà faire normalement, en face ce vers quoi ils doivent tendre (voir photo : j’ai une fiche par niveau, donc).

Pour cette grille je me suis largement appuyée sur les grilles proposées dans les manuels (« Piece of Cake » notamment) et j’ai essayé de rester simple.

Cette fiche va les suivre toute l’année (enfin…s’ils ne la perdent pas !) et on va simplement agrafer au fur et à mesure d’autres copies doubles à celle de départ (l’idée étant de se constituer l’équivalent d’un petit cahier d’écriture perso 😉 )

Au fil des séquences, je donne de petites expressions écrites en rapport avec ce que nous avons fait en classe. Par exemple, en 3°, quand nous avons travaillé sur les High Schools et les Cliques aux USA, le sujet n°1 était « Do you belong to a clique ? Who do you usually hang out with ? ». Avec les 5° et après avoir travaillé sur les boarding schools en Angleterre, le sujet était « Do you prefer your school or a boarding school ? Why ? »…

Les élèves écrivent le sujet sur la copie, l’item qui est à valider (il peut y en avoir 2 parfois) et rédigent leur écrit en dessous, en sautant 1 ligne (pour pouvoir se corriger) et en laissant une large à droite pour mes annotations.

Ils doivent réutiliser le vocabulaire vu en classe, les structures, etc…ils ont un délai pour me rendre leur premier jet.

Ce premier jet n’est PAS noté ! Je leur indique juste à quel niveau de maîtrise ils se situent : très satisfaisant, satisfaisant, fragile ou insuffisant.

Je souligne les fautes, je mets dans la marge la nature de la faute, et en commentaire si quelque chose manque ou pourrait être amélioré (exemple : pense à faire une petite phrase d’introduction / ici essaie de donner un exemple / décris un peu mieux ce personnage / utilise un synonyme / etc…)

…et je restitue les copies au cours suivant. Les élèves ont ensuite un nouveau délai pour faire les améliorations ou corrections demandées…et améliorer leur niveau de maîtrise.

Mais ça prend du temps, non ?

Honnêtement, je ne vais pas dire que non…mais finalement ça va assez vite puisque vous n’avez pas besoin de noter.

Certains (très peu…3 ou 4 par classe chez moi) ont un niveau de maîtrise très satisfaisant dès le premier jet ! Du coup cela me permet de valider cette compétence directement dans leur livret 😉

D’autres ont un niveau satisfaisant et je leur laisse le choix d’améliorer encore, ou pas, leur travail.

Tous les autres rendent un meilleur travail la deuxième fois !

Quel bilan ?

Le bilan, pour moi, est très positif !

  • je n’ai plus d’élèves qui rendent feuille blanche aux évaluations de fin de séquence ! Ils se souviennent toujours de quelques phrases de leur fiche, ils ont déjà réfléchi sur des sujets approchants en amont, donc ils se sentent plus en confiance.
  • le niveau des expressions écrites que je relève s’améliore vraiment !
  • même les plus faibles font l’effort d’essayer puisqu’ils savent qu’ils ne seront pas notés tout de suite et qu’ils pourront améliorer leur travail.

Voilà, j’espère avoir répondu à vos interrogations sur ces fiches 😀

Et vous ? Vous avez une technique pour faire travailler l’expression écrite ?